L’entrée principale était une solide construction à façades, de laquelle subsiste un médaillon avec la date de sa fondation : 1758. A l’intérieur de l’enceinte dégarnie, on retrouve les restes de la tour de guerre, le bâtiment pour le logement des officiers et une grande garnison d’une capacité de deux cents soldats.

De l’autre coté, on trouve une batterie basse de douze canons. Une rampe qui en cas de besoin permettait le transport des canons et des hommes donne accès à la plateforme du haut, avec une batterie de huit canons. L’escalier conduit au dortoir dans le sous terrain.

La forteresse de San Jeronimo avait pour mission de défendre la douane. Sur la rive nord de la baie, et presque en face de celle de San Geronimo, fut levée la forteresse de San Fernando, le troisième bastion en forme d’étoile, pour la défense de Portobelo. Le complexe défensif, comprenait deux corps.

L’inférieur dispose tout au long de la baie, avait sur sa petite place centrale une batterie de huit canons, les poudrières, le dortoir, les caves pour garder les aliments. Une sortie latérale permettait d’accéder aux escaliers menant au corps supérieur, à partir duquel on dominait la baie, la ville de Portobelo et une grande partie de la cote. Il y avait des dortoirs, des lettrines, une guérite de surveillance et une batterie de treize canons pointés vers la mer.

Portobelo a compté une des chambres de commerce les plus actives d’Amérique, véritable bijou de la construction coloniale. Il faut bien dire que les fortifications de Portobelo, construites alors que la piraterie était déjà un souvenir du passé, n’ont jamais eu l’occasion de servir, puisque peu après leur achèvement, l’Espagne changea les routes commerciales et Portobelo finit par perdre son importance stratégique.

Mais depuis 1990, elle figure dans la liste du patrimoine de l’humanité, ainsi que les fortifications de Panama et de San Lorenzo.