Le Château de San Lorenzo fut construit au XVIIIe siècle, au bord du fleuve Chagres, juste à son embouchure dans l’Atlantique

La forteresse, œuvre de l’ingénieur militaire Manuel Hernandez, domine une falaise impressionnante qui pénètre sous forme de langue dans la mer des Antilles.

Il s’agit d’une forteresse surélevée qui, du fait de son emplacement sur un promontoire, voit le plus gros de ses fortifications orientées vers la terre afin de prévenir une attaque.

L’ensemble est entouré d’un puits sec d’où part un escalier qui permet d’accéder a l’entrée principale. Dans la fosse se trouve une batterie de dix canons orientés vers la mer, du fait que par derrière se dressent les murs et les remparts servant à prévenir une attaque par terre.

Une large rampe permet d’accéder à l’entrée. Avant d’arriver à celle-ci, surgit un pont soutenu par deux solides arcs qui relient la fosse avec la tour de guerre. C’est un solide bâtiment, carré, construit en brique et surmonté d’une grande coupole qui lui confère un aspect très compact. De là, on domine la plateforme inférieure et le reste des bâtiments destinés a abriter les troupes et les officiers, ainsi que le puis pour l’approvisionnement en eau.

De l’extrémité de la plateforme, on a clairement à portée de vue l’embouchure du Chagres et une bonne partie de la côte.

De l’autre extrémité, une rampe permet le transport rapide des canons d’une plateforme à l’autre, ainsi que l’accès à la cour d’armes dominée par les bovedas dans lesquelles probablement on emmagasinait les provisions et la poudre.

Le château de San Lorenzo fut officiellement abandonné par l’Espagne en 1821, suite à la proclamation de l’Indépendance de l’Isthme de Panama, comme on l’appelait à l’époque.

Pendant la période où le Panama faisait partie de la Colombie, la forteresse servit de prison. Plus tard, elle connaitrait encore une nouvelle utilité puisque pendant quelque temps, elle devint le point d’entrée et de distribution du courrier qui arrivait d’Europe à travers l’Angleterre..