Le Groupe Terra a à cœur de proposer un tourisme responsable (tourisme équitable, tourisme solidaire ou tourisme éthique).
Nombreuses sont les façons de voyager, d’appréhender d’autres environnements, mais inévitablement nous laissons des traces sur notre passage. Chaleureuses, généreuses, discrètes ou dangereuses et inaltérables. Aujourd’hui, de nombreux voyageurs sont sensibles à l’impact écologique de leur périple. Ils cherchent à être cohérents avec les principes citoyens qu’ils appliquent chez eux, mais aussi à améliorer la qualité de leurs séjour, pour faire du voyage une expérience authentique et utile.
Après nombre de débats sur la terminologie (éthique, équitable, durable, responsable, solidaire...), l’essentiel est de s’entendre sur les principes. Le tourisme " responsable " se distingue par son côté militant : la responsabilité vis à vis de l’environnement naturel et culturel et la volonté de contribuer à l’économie locale. L’ambition spécifique est d’assurer aux communautés vivant sur les lieux du tourisme une part équitable des revenus qu’il génère, et de concilier le tourisme avec le développement durable.
L’écotourisme consiste en un tourisme écologique dont l’objectif principal est de profiter de la nature, des paysages, tout en garantissant de faibles conséquences environnementales. L’activité doit comporter une part d’éducation, aider à faire prendre conscience de la nécessité de préserver le capital naturel de la région visitée.
L’écotourisme doit être un outil efficace de valorisation économique pour des zones naturelles menacées.
Le mot désigne les formes touristiques proposées et gérées par les populations locales elles-mêmes, formes qui s’intègrent de façon harmonieuse dans les diverses dynamiques collectives du lieu d’accueil. En respectant l’environnement naturel et social de ces communautés, le tourisme communautaire est sans doute l’héritier le plus fidèle du tourisme intégré.
Ces définitions débouchent sur un ensemble de critères généraux à respecter dans le cadre quotidien de notre travail d’opérateur touristique :
- Ecologie : Lutte contre les conséquences environnementales néfastes de l’activité touristique (rejets de CO2, pollution).
- Economie équitable : Implication des populations locales dans les services touristiques, une rémunération juste des partenaires, des conditions de travail décentes.
- Economie durable : formation des employés locaux, la taille des groupes doit être limitée en fonction de la fragilité des écosystèmes.
- Forme de travail respectueuse : Respect vis à vis de nos équipes, des clients, et des populations rencontrées au cours de nos voyages. Respect des modes de vie locaux.
- Culture : Mise en valeur des patrimoines culturels locaux. Favoriser une véritable rencontre entre les voyageurs et les populations locales.
Depuis plusieurs années, nos structures réfléchissent à savoir comment appliquer concrètement ces critères afin de diminuer, voire compenser, et dans le meilleur des cas inverser les effets indésirables du tourisme. Pour que le tourisme soit un acte positif.
Voici les principaux points résumés
Nos gérants et équipes sont tenus par contrat de respecter nos critères de tourisme "responsable" définis plus haut dans l’exercice quotidien de leur travail.
Développement et financement de projets locaux de tourisme communautaire. Mise en valeur d’échanges culturels et des patrimoines locaux. Lire ci-après les projets en cours.
Mise en place d’une contribution " écologique " volontaire pour certains voyages (Expéditions 4x4 en particulier / ou voyages avec vols aériens intérieurs). Participation financière des agences Terra à la même hauteur. Réinvestissement du montant recueilli dans des projets locaux visant à compenser les dégâts environnementaux de l’activité touristique (rejets de CO2, pollution). Voir la forme de ces réinvestissements ci-après.
Les projets touristiques sont élaborés de préférence en partenariat avec la population locale.
Respect de l’environnement : en particulier dans la gestion des déchets des treks et des ascensions andines. Priorité aux véhicules moins polluants. Limitation de la taille des groupes pour certaines excursions.
Formation des salariés locaux financés par Terra (cours de langue, d’informatique, de cuisine, de secourisme …). Voir ci-après concrètement.
Salaires supérieurs à ceux pratiqués localement quand ils ne semblent pas équitables. Par exemple en Bolivie, chauffeurs, guides et employés de bureau sont payés à un tarif environ 30 % supérieur à celui généralement pratiqués.
Transparence sur les salaires versés et les conditions de travail des employés de Terra Group (muletier, cuisinier, guide, employé de bureau, chauffeur, etc…).
Mise à disposition d’outils de travail de qualité pour les équipes de terrain (tentes, catering, accessoires des véhicules, équipements pour les muletiers …).
Des primes (guides – chauffeurs – gérants – employés) sont octroyées en fonction des résultats financiers et du niveau de satisfaction de nos clients.
Micro crédits : Terra Andina Peru et Terra Andina Bolivie ont mis en place un système de micro crédits (intérêt à 0%) pour ses fournisseurs qui n’ont pas accès au système de crédit bancaire. Environ 10 000 us$/agence/an. (Ex : un guide veut acheter un véhicule ou une maison)
Priorité au respect des règles définies : Un guide a le pouvoir d’exclure une personne d’un groupe si elle ne respecte pas ces règles.
Les agences Terra sont les agences réceptives (chargées de la réalisation opérationnelle) de plusieurs membres d’ATR : Agir pour un Tourisme Responsable http://www.tourisme-responsable.org/. Nous devons donc respecter la charte ATR pour nos services. … Lire les actions concrètes dans chaque fiche pays ci-après.
… PLUS CONCRETEMENT
Dossier complet sur demande...
Quelques actions sur le terrain :
Contribution écologique : les clients peuvent, de manière volontaire, nous payer un supplément de 0.7 euro/jour (environ 1 us$) pour les itinéraires en 4x4. L’idée est donc de compenser les dégâts environnementaux causés par la consommation d’essence. Terra Andina Bolivie double les participations. Les fonds recueillis financent des projets locaux de développement durable (campagne de sensibilisation de la population andine sur la gestion des déchets, achat de panneaux solaires pour des villages isolés de l’Altiplano,…)
Micro crédits (depuis 2005): Terra Andina a mis en place un système de micro crédits (intérêt à 0%) pour ses fournisseurs qui n’ont pas accès au système de crédit bancaire. 10 000 us$/an. (Ex : un guide veut acheter un véhicule ou une maison) - En 2005, participation au financement de sanitaires dans 4 secteurs de la Cordillère Royale.
En 2004 et 2005, participation à divers programmes de formation aux métiers du tourisme et de réglementation de l’usage de la montagne financés par le BID et Swiss Contact.
En 2004, participation au financement du nettoyage du camp de base du Huayna Potosi.
Depuis 2004, équipement des communautés de muletiers de la Cordillère Royale (sac de couchage, veste polaire, chaussure de marche, tente mess, …).
En 2003, édition d’un livre photo du photographe Serge Vincenti et redistribution d’une partie des ventes pour financer un atelier de menuiserie à la prison de Potosi.
Depuis 2004, financement à 50% de cours de Français pour 15 guides et chauffeurs de 4x4.
Depuis 2003, financement de cours de premiers secours pour une quarantaine de guides et chauffeurs de 4x4.
Depuis 2003, financement de cours de cuisine pour 20 guides et chauffeurs de 4x4, et pour les cuisiniers des treks.
Reconnaissances dans des régions très isolées de Bolivie puis élaboration de produits répondant à des critères de tourisme équitable (en 2007, reconnaissance dans le Pando et dans la Cordillère d’Apolobamba).
Mise en place en collaboration avec les communautés de la Cordillère Royale et de la cordillère d’Apolobamba un système de rotation des mules. Durant une traversée de la Cordillère Royale, chaque portion de l’itinéraire est traitée par une communauté différente qui reçoit ainsi directement des bénéfices des groupes qui traversent ses terres.
De 2003 et 2005, Terra Andina Bolivie a été chargée de la rédaction du petit futé Bolivie. Certains contacts directs (guides/muletiers) ont été intégrés dans le guide, leur donnant ainsi une ouverture directe sur un marché international (marché des "routards" locaux / treks et circuits courts).
Préférences dans le choix des fournisseurs : nous privilégions l’envoi de nos clients au sein de structures labellisées " tourisme équitable " : Chalalan ou Mapajo en Amazonie.
Tourisme communautaire Tuni (village isolé de la Cordillère Royale) /2007 :
Elaboration, co-financement du projet Tuni dans la cordillère Royale (village de Tuni) afin de développer le tourisme communautaire.
Construction de maisons respectant les traditions de l’habitant aymara andin et les exigences de confort de visiteurs occidentaux. Développement d’ateliers d’activité liés à la découverte du milieu naturel andin et de la culture aymara, en étroite collaboration avec la communauté (Gastronomie andine, importance du lama, des légendes, des plantes médicinales, le tissage,…). Décision en amont de l’affectation des bénéfices, conformément à une distribution équitable et à des objectifs de développement futur (amélioration de la santé, de l’éducation,…). L’idée est aussi, bien sur, de créer pour nos clients et pour la communauté une opportunité de rencontres, d´échange véritable et de découverte d’une autre culture. Vous pouvez recevoir le dossier complet de TUNI sur demande.
En 2005, participation au financement de la première rencontre des guides de montagne sud-américains à La Paz.
* Salaires
-Salaire d’un guide francophone : 50 $us/jour +frais
-Salaire d’un chauffeur francophone et son véhicule : 100 $us/jour +frais.
- Salaire cuisinier trek : 20 $us/jour + frais
- Salaire guide de montagne diplômé : 70 $us/jour + frais
- Salaire d’un porteur en montagne : 10 $us/jour + frais.
- Location d’une mule : 6 $us/jour (le muletier est propriétaire de sa mule / une mule vaut environ 150 $us / en général un muletier met 5 mules à disposition). Salaire supplémentaire du muletier : 4 $us/jour + frais.
- Salaire des employés de bureau : environ 1000 $us/mois au lieu de 300 $ dans la grande majorité des agences de voyage à La Paz + primes + 5 semaines de congés payés (la loi locale impose seulement 2 semaines)
- Nous avons mis en place en collaboration avec les communautés de la Cordillère Royale et de la cordillère d’Apolobamba un système de rotation des mules. Durant une traversée de la Cordillère Royale, chaque portion de l’itinéraire est traitée par une communauté différente qui reçoit ainsi directement des bénéfices des groupes qui traversent ses terres.
- Terra Andina règle les services des prestataires immédiatement à la fin de leurs prestations, contrairement aux habitudes malheureusement encore trop fréquentes en Bolivie.
Dossier complet sur demande... Projet au lac Titicaca : la communauté de Llachon
Village indien de la péninsule de Capachica (sur les berges du lac Titicaca), Llachon se trouve à 1h30 environ de Puno.
Sous fréquenté touristiquement par rapport aux sites plus connus de la région (notamment Taquile, Amantani ou les îles Uros) le village n’est pas concerné par l’engouement touristique que connaît la région, et il ne bénéficiait pas de ses retombées économiques.
Sensibilisés par l’un des chefs de famille du village, Felipe Ticona, à cette situation d’isolement, nous avons engagé en mai 2003, en partenariat avec les communautés locales, un projet de développement.
Son idée directrice était d’apporter les améliorations nécessaires à l’accueil de touristes étrangers (et bénéficiant également au quotidien aux habitants du village), tout en conservant un cadre et des modes de vie traditionnels.
La famille de Felipe, première concernée par ce projet, s’est immédiatement montrée enthousiaste et volontaire, et rapidement, grâce d’une part à notre financement, d’autre part au travail entrepris sur place, plusieurs chantiers ont été menés à bien :
construction d’un réservoir d’eau, électrification avec installation d’un compteur indépendant, construction de 3 blocs sanitaires, construction de 2 douches, rénovation des peintures, agrandissement et modernisation de la cuisine, achat d’une bonbonne d’oxygène (en cas de problèmes respiratoires liés à l’altitude)
Ce partenariat est basé sur la confiance et le long terme. L’idée est aussi, bien sur, de créer pour nos clients et pour la communauté une opportunité de rencontres, d´échange véritable et de découverte d’une autre culture.
Aujourd’hui, tout indique que ce partenariat, qui profite équitablement aux deux parties est un succès.
Les prix des nuitées et des repas sont revus régulièrement à la hausse, et nos clients vivent une expérience unique et enrichissante. En 2008, projet similaire dans une communauté voisine, afin d’être capable de limiter la taille des groupes.
Projet Quishuarani :
La communauté Quechua de Quishuarani se trouve sur l’itinéraire de l’un de nos treks de la cordillère Urubamba, loin des sentiers battus. Nous apportons un soutien matériel à l´école du village mais aussi éducatif (excursions pour les enfants). En 2006, l’agence a organisé pour 30 enfants du village une visite à Cusco, avec comme thème de voyage la découverte des richesses laissées par leurs ancêtres.
Contribution écologique :
Fin 2007, mise en place de la contribution écologique : les clients peuvent, de manière volontaire, nous payer un supplément de 0.7 euro/jour (environ 1 us$). L’idée est donc de compenser les dégâts environnementaux causés par l’usage de vols intérieurs et de transports terrestres. Terra Andina Peru double les participations. Les fonds recueillis financent des projets locaux de développement durable (Achat de panneaux solaires en 2008) Salaires
- Les associations de guides "culturels" au Pérou jouent un rôle important. Elle règlementent de plus en plus sévèrement le secteur afin de protéger les professionnels du tourisme, souvent victimes de mauvais salaires. Le respect de ces normes n’est pas généralisé, nous les observons au pied de la lettre.
En matière de salaires, des grilles tarifaires ont été établies régionalement. La rémunération pour une journée de travail oscille, selon les services réalisés et le nombre de passagers pris en charge par le guide, entre 45 et 100 $us/jour. Nous respectons ces grilles tarifaires.
Peu ou pas de réglementation concernant les guides de trek. Notre rémunération s’élève à 50 à 60 $us/jour + les frais / un cuisinier 20 $us/jour / liste complète sur demande…
Le travail et les frais survenant avant (préparation des équipements, déplacement pour se rendre au point de départ) et après la réalisation des treks (nettoyage et rangement du matériel) sont indemnisés.
Nous réglons les services des fournisseurs immédiatement à la fin de leurs prestations.
Formation des guides
Nous finançons depuis 2004 des cours de Français à l’Alliance Française et de secourisme pour des guides de la Cordillère qui n’ont pas accès aux filières de formation traditionnelle des villes.
Micro crédits (depuis 2005):
Terra Andina Pérou a mis en place un système de micro crédits (intérêt à 0%) pour ses fournisseurs qui n’ont pas accès au système de crédit bancaire. 10 000 us$/an. (Ex : un guide veut acheter un véhicule ou une maison)
* Salaires - Pas de politique de salaire favorable car le Brésil touristique est loin du tiers monde. Les négociations sont âpres et pour être compétitif, il faut plutôt négocier les prix vers le bas. Les prix sont parfois élevés par rapport aux services fournis, ainsi cette politique n’est pas pertinente, elle serait plutôt contre-productive.
De manière générale, le contexte brésilien est différent du contexte andin. Le Brésil fait figure de pays riche dans la région. Malgré des inégalités sociales de grande amplitude, le pays connaît un fort taux de croissance. Le tourisme est développé, compte avec des structures d’accueil de niveau européen, des guides ayant suivi des formations de bon niveau, souvent trilingues et en général très bien payés (65 us$/jour) par rapport à la moyenne nationale des salaires. De plus, les guides sont commissionnés pour tout achat du touriste dans certaines zones très touristiques comme Iguazu (10 % de l’achat en moyenne). La difficulté consiste à sélectionner les bons guides, qui n’exercent pas ce métier par seul souci du gain, mais pour gagner leur vie à travers l’exercice d’une activité qui les passionne.
Contribution écologique
Fin 2007, mise en place d’une contribution écologique volontaire.
Nos clients peuvent, s’ils le souhaitent, nous faire don d’une somme à leur convenance (minimum de 0,5 euro/jour, environ 1 $us).
Cette somme sera reversée à l’association Aquaverde http://www.aquaverde.org/fr/index.shtml dédiée au reboisement de l’Amazonie brésilienne.
Notre agence versera à l’association une somme équivalente à celle de chaque contribution volontaire.
A travers cette action nous désirons :
D’une part sensibiliser nos clients aux questions essentielles que sont la déforestation toujours galopante de l’Amazonie et le réchauffement climatique induit notamment par les rejets de CO2 occasionnés par les transports (terrestres et aériens) - D’autre part inciter nos clients à participer à une action réparatrice.
Note : le coût de la plantation d’un arbre en Amazonie via Aquaverde est de 15 us$/arbre.
Favelas de Rio
Lors de leur passage à Rio, nous incitons nos clients à inclure dans leur programme, outre les visites classiques (Corcovado, pain de sucre ...) une visite guidée des favelas de Rio.
Cette visite est organisée par Favela Tour, association fondée par des personnes originaires des quartiers pauvres de Rio.
Cette association se propose de modifier l’image habituellement véhiculée par les favelas en valorisant ses habitants et en dévoilant toute la réalité des quartiers (pauvreté, violence et trafics certes, mais aussi travail, divertissements et solidarité). Par son action, l’association génère des emplois locaux (guides, transporteurs ...).
Elle reverse une part significative de ses revenus aux habitants des communautés, sous forme de financement de projets de développement ou à caractère social. En 2006, cette contribution s’est élevée à près de 17.000 $us.
Développement de l’offre touristique dans des régions isolées
Nos propositions de séjour sont autant que possible orientées vers des régions peu visitées, à l’écart du tourisme de masse (Lençois Marahenses, Chapada Diamantina, réserves écologiques de Bocaina, Mamangua).
D’une part pour permettre à nos clients de vivre une expérience privilégiée.
D’autre part pour mettre en pratique notre volonté d’être des acteurs responsables du tourisme au Brésil.
Un exemple : la réserve écologique de Joatinga près de Paraty
On dénombre dans les réserves écologiques de Joatinga et de Mamangua 12 communautés "caiçaras", culture propre à une région où n’existe aucune route ou réseau électrique.
Cette population de pêcheurs subit les contraintes liées au classement de leur lieu de vie en réserve écologique : interdiction de couper des arbres, importante diminution des surfaces agricoles autorisées, prohibition de la chasse, interdiction de construire. Avec l’intensification, au cours de la dernière décennie, de la pêche industrielle au large et de ses conséquences néfastes sur le volume de poissons à proximité des côtes, le revenu tiré de la pêche diminue d’année en année.
Ainsi, il y a à peine 10 ans, les habitants des communautés pouvaient vivre assez bien tant de la pêche que de l’agriculture, deux ressources aujourd’hui fortement limitées, voire compromise en ce qui concerne la pêche.
La perpétuation de leur mode de vie est menacée. Les jeunes vont à contrecoeur grossir les rangs des légions de main d’œuvre bon marché dans les grandes villes, laissant la place à de possibles investisseurs immobiliers qui sauront contourner les lois environnementales.
La situation est cependant loin d’être sans issue, et l’écotourisme représente une réelle solution alternative, si elle est bien mise en oeuvre. Depuis 5 ans, nous participons activement au développement touristique de quelques villages (Ponta Negra, Sono, Cajaiba) en créant des itinéraires de trek et en apportant des groupes de randonneurs qui consomment localement des nuitées, des repas, et des services de guide.
Un pêcheur gagne environ 15 à 20 R$/jour (environ 8 Euros).
Redistribution locale des revenus touristiques est réelle (ce que Terra Brazil paye sur place)
- une nuit avec petit-déjeuner : 10 euros/personne
- un repas à base de produits locaux: 5 euros/personne
- une sortie pêche : 3,5 euros/personne
- guide local : 31 euros/jour/groupe
- location des bateaux pour le portage : 200 euros/groupe
- location de canoë, excursions etc…
Le développement d’un écotourisme soucieux de promouvoir la culture locale dans le respect de l’environnement se traduit par plusieurs phénomènes d’ores et déjà observables
- création d’une source de revenus supplémentaire
- amélioration des structures d’accueil
- formation de jeunes locaux à de nouveaux savoir-faire (langues, cuisine, secourisme, faune et flore ...)
- échanges entre étrangers et Brésiliens
Bilan 2007
Après le succès des premières saisons, nous constatons aujourd’hui qu’il existe un double déséquilibre.
* Déséquilibre du flux
La fréquentation touristique se concentre sur une courte période de l’année.
Elle est à son plus haut niveau, de façon ininterrompue, en juillet et août. Elle est irrégulière et faible le reste de l’année.
Il serait souhaitable de la répartir de façon plus équilibrée sur la zone, objectif difficile à réaliser du fait de la structure même du flux (tourisme d’origine européenne, correspondant á la période des grandes vacances, juillet et août).
* Déséquilibre des retours
Les bénéfices tirés du tourisme ne concernent encore qu’un petit nombre de personnes, souvent unies par des liens familiaux.
Certes ce sont elles qui sont aujourd’hui les plus actives, les plus entreprenantes, les plus méritantes.
Mais cela suscite jalousies et frictions au sein d’une communauté qu’il est délicat d’impliquer dans son ensemble.
Le travail de concertation avec les communautés et autres acteurs locaux se poursuit, et l’établissement d’un plan d’action stratégique est prévu pour la fin 2007.
Il sera proposé de définir des objectifs communs, et les moyens à mettre en oeuvre pour les atteindre.
Salaires et formation
En Argentine, les salaires des guides sont règlementés, en particulier dans les nombreux parcs nationaux. Les guides sont habilités et inscrits au sein d’associations de guide protégeant la profession (conditions de travail, horaires, salaires,…). Leurs conditions sont d’ailleurs relativement élevées si l on compare au niveau de vie argentin général. Un guide perçoit au final entre 80 et 150 us$ par Terra Patagonia paie les salaires en vigueur et ce, des que les services sont terminés.
Parallèlement, nous essayons de compléter la formation linguistique de nos guides. Si la formation est longue pour accéder au statut de guide (4 années d étude universitaire), le français est effectivement peu pratiqué, l espagnol et l’anglais restant les langues courantes du tourisme argentin.
Développement durable
Pour ce qui est des projets lies au développement durable, Terra Patagonia a l’intention de participer en 2008 à des projets qui touchent a l’environnement. En particulier à un projet lié à l’Antarctique argentine, qui compte parmi les réserves d eau les plus importantes de la planète.
Salaires Le Mexique est le 7ème pays le plus visité au monde et reçoit 22 millions de visiteurs par an (2006).
Autrement dit, le pays est très concurrentiel et il nous est difficile d’adopter une politique avantageuse de salaires par rapport à notre concurrence.
Cependant, nous faisons en sorte de respecter tous les gens qui travaillent pour notre structure en favorisant l’ancienneté, l’expérience et la ponctualité dans le règlement.
Voici les rémunérations offertes :
- Salaire d’un guide francophone à Mexico : 65 $us / jour + frais
- Salaire d’un guide francophone à Cancun : 100 $us / jour + frais
- Salaire d’un chauffeur francophone et son véhicule (van de 11 pers.) : 220 $us / jour + frais.
Actions mises en place en 2007
VILLAGES MAYAS : depuis 2006, nous travaillons en étroite collaboration avec un partenaire tourné vers l’écotourisme d’aventure près de Mérida.
Nous proposons des activités tel que le snorkeling en cenote (cavité d’eau douce, environ 2500 dans le Yucatan) et participons d’une certaine manière à la conservation du patrimoine mexicain.
Nous veillons tout particulièrement à faire partager cette expérience unique à nos clients qui en gardent un souvenir impérissable. Le tout se couronne avec un déjeuner dans une modeste famille maya chez Doña Adelaida où nos clients s’empreignent de la culture et de la gastronomie yucatèque.
Pour 2008, notre collaboration se renforce en participant à la remise en état d’un cenote voisin de chez Doña Adelaida. Nous financerons une partie du nettoyage de ce dernier en permettant une entrée financière supplémentaire pour cette famille. - PUEBLOS MANCOMUNADOS DE LA SIERRA NORTE : Il s’agit de huit villages zapotèques reculés de la sierra Norte de l’état de Oaxaca. Depuis des siècles, ces villages mettent en commun les ressources d’un territoire de 290 km2 englobant d’immenses forêts de pins et de chênes. Les profits émanant de l’activité forestière et des autres activités sont partagés entre toutes les familles. Nous favorisons la découverte de ces villages en réalisant plusieurs journées de trekking ou en réalisant plusieurs activités sportives (vtt, tyrolienne, cheval).
Les visiteurs dorment dans des cabanes construites avec des matériaux de la région et sont totalement écologiques (pas d’eau, toilettes sèches).
Ils partagent également le quotidien de ces indiens en mangeant avec eux dans le " comedor communautaire ". Nous travaillons avec toutes ces communautés qui nous ont récemment reconnu comme un opérateur fiable.
- ONG CESIAK DANS LA RESERVE DE SIAN KA’AN : le Centre Ecologique Sian Ka’an (Cesiak) est un organisation non gouvernementale crée il y 9 ans qui a pour mission de conserver la réserve écologique de Sian Ka’an à travers plusieurs programmes d’éducation.
Le " Cesiak " est un modèle à suivre en matière de projets d’écotourisme car il a su mettre en avant la communauté qui est au service de la protection de cette biosphère.
Il emploie également des systèmes d’énergies alternatives (panneaux solaires et éoliennes), un traitement de l’eau résiduelle et des toilettes par compost.
Terra Maya a été sensible à la démarche de cette ONG qui a su pour s’autofinancer développer des activités originales (balades en kayak de mer, tente de luxe avec vue sur la mer des Caraïbes). Les guides sensibilisent les visiteurs à la protection de l’environnement. Les revenus tirés de cette activité servent à financer des actions d’éducation à l’environnement dans des écoles voisines.
- ONG BIOPLANETA : Bioplaneta forme un réseau communautaire de coopératives mexicaines qui fait la promotion des activités d’écotourisme durable au Mexique. A travers divers projets d’écotourisme, Terra Maya souhaite faire partager la beauté et la richesse de certaines communautés à des visiteurs responsables.
Les projets gérés par les communautés (oaxaca, chiapas) participent à la protection de l’écosystème et à la conservation du patrimoine culturel local. Les " écotouristes " sont invités à se comporter en acteurs responsables et à respecter le code éthique de chaque communauté afin de profiter au maximum de leur séjour.
- KUYIMA : il s’agit d’un acteur touristique dédié au développement de l’écotourisme dans la région de San Ignacio, en Basse Californie. Nous proposons à travers leurs services l’observation de la baleine grise, des plusieurs espèces d’oiseux ou encore des expéditions pour apprécier les peintures rupestres de la région.
Cette expérience peut se faire en logeant dans des bungalows (eco hôtel) près de la lagune de San Ignacio faisant ainsi travailler toute la communauté. Le contact avec la nature et la population est garanti.