Le « Parque Internacional de la Amistad” est situé à cheval sur le Panama et le Costa Rica.

C’est en 1974, lors de la première réunion consacrée à la conservation des ressources naturelles et culturelles des pays centraméricains, que fut adoptée une résolution visant à promouvoir, pour la première fois, la création d’un parc impliquant directement deux pays souverains, le Costa Rica et le Panama.

Dénommé «Parque Internacional La Amistad», le parc devait s’étendre le long de la cordillère de Talamanca, qui unit les deux pays.
Peu de temps après la création du parc au Costa Rica, le Parque La Amistad fut déclaré, avec ses 14 zones adjacentes (soit 248 337 ha), réserve de la biosphère mondiale et, à peine un an plus tard, soit en 1983, patrimoine mondial, soit deux désignations de l’UNESCO.

Du côté panaméen, le Parque La Amistad fut inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1990. Rien que du côté panaméen, on y trouve plusieurs sommets dépassant 3 000 mètres, avec comme point culminant le volcan Barú, qui atteint 3 475 mètres d’altitude.

Il s’agit d’une région très dense et très riche en faune et en flore, où l’on peut rencontrer plusieurs types de végétation variant selon l’altitude.

De nombreux animaux sauvages y vivent, parmi lesquels certaines espèces aujourd’hui menacées. Parmi ces dernières, les plus impressionnantes sont le jaguar, le tapir, le cerf à queue blanche et le célèbre quetzal.

Divers recensements ont permis de dénombrer plus de 1 000 espèces de mammifères, 60 espèces de reptiles, 100 espèces d’amphibiens et 400 espèces d’oiseaux rien que dans le parc. On estime aujourd’hui qu’il comprend 60% de toutes les espèces de vertébrés et d’invertébrés du Panama.