La province de Panama regroupe à la fois la ville principale du pays, une partie importante de la zone du canal, ainsi que plusieurs plages agréables et très accessibles le long de la côte ou sur les îles qui parsèment le littoral Pacifique.
Elle regorge d’atouts touristiques culturels, naturels et historiques, ces derniers étant étroitement liés à ceux de la France.
Si Panama évoque avant tout le Canal, sa capitale a l'avantage d'offrir une grande diversité architecturale. Centre économique du pays, Panama City ou Ciudad s'étire le long de la côte Pacifique, entre Panamá La Vieja, à l'est, et le canal de Panama, à l'ouest. La capitale panaméenne est à la fois vivante et nonchalante, cosmopolite et tropicale, avec ses gratte-ciels modernes, son quartier financier et ses centres commerciaux.
A la périphérie de la ville moderne se dressent les ruines de Panama La Vieja, vestiges de la première cité espagnole du Pacifique, fondée par le conquistador Pedro Arias de Avila en 1519 et détruite en 1671 par Henry Morgan alors qu’elle était à son apogée. Le musée du site expose une maquette reconstituant la ville, ainsi que de somptueux objets d’art précolombiens.
Le Casco Antiguo surplombe la mer dans la partie sud-ouest de la ville, dans le secteur de San Felipe. Véritable joyau à l’architecture baroque et néoclassique, le Casco Viejo est un quartier bohème avec ses beaux bâtiments décrépits, agrémentés d'élégants balcons.
La visite du quartier de San Felipe mène également à l’autel en or de l’église San José. Celle-ci a réchappé des pillages des pirates qui rasèrent la ville, détruisant au passage le couvent de Santo Domingo, dont les ruines sont aujourd’hui jalousement entretenues.
Parmi les autres hauts lieux du tourisme figurent le Théâtre national et le Musée du Canal Interocéanique, le palais présidentiel, bâti en 1673, avec ses patios à l’andalouse, et la place de la Cathédrale, qui servit d’arène pendant toute la colonisation espagnole.
Sur la Plaza de Francia un texte rappelle que 22 000 ouvriers sont morts en travaillant, à l’époque où la France voulait à tout prix ouvrir le canal de Panamá sans pour autant résoudre le problème de la fièvre jaune.
Il y a aussi des femmes kunas (ou Tule, dans leur langue) [des Amérindiens du Panama], avec leurs colliers multicolores, qui vendent leurs molas (des tissus teints et brodés) ornés de motifs géométriques, de fleurs et de toucans…
Parmi les autres attraits de la capitale, le Puente de las Americas offre une vue magnifique sur la baie de Panamá. Construit entre 1958 et 1962 à l'embouchure du canal de Panamá, ce pont de 118 mètres de haut, est un ouvrage très élégant, édifié par les Américains selon la méthode cantilever (c'est-à-dire suspendu en porte-à-faux, sans câbles).
En face de la péninsule d’Amador, la Calzada Amador ou Causeway est une jetée d’environ six kilomètres de long née de la réunion des îles Naos, Perico et Flamenco, grâce à la terre extraite de l’sithme lors de la construction du Canal.
Le canal, bien sûr ! Long de quatre-vingts kilomètres, il unit la mer Caraïbe à l’océan Pacifique à l’endroit le plus étroit de l’isthme. Plus de 13.000 navires provenant du monde entier, l’empruntent encore chaque année. Un site a été aménagé en surplomb aux Ecluses de Miraflores, de telle manière qu’il offre une vue dégagée sur le passage des navires, des gigantesques porte-conteneurs, ou de bateaux de croisière qui empruntent l’un des ouvrages technologiques les plus impressionnants au monde. Le spectacle de ces immenses cargos qui semblent voguer entre deux lignes de terre ne lasse pas.
Sur les rives du Rio Chagres, à une heure à peine de la capitale, vivent des familles Embera dont les villages sont accessibles par pirogues. Il est possible de leur rendre visite, le temps de découvrir leurs modes de vie, leurs danses typiques et leur artisanat.
Outre les plages de la côte pacifique, la région permet la pratique de nombreuses activités balnéaires telles que la pêche, la plongée sous marine, le snorkeling, des croisières, ou tout simplement le farniente.
C’est le cas de Las Perlas, au large de la capitale, réputé pour ses huîtres perlières. Si la plus connue est sans conteste l’Isla Contadora, l’archipel est en réalité composé de plus de 200 îles et îlots.
Quant à la charmante île de Taboga, surnommée l’île aux fleurs, elle se situe à une vingtaine de kilomètres au sud de Panama. Elle possède une plage agréable et de splendides étendues de forêt vierge protégées et abrite une des plus importantes colonies de pélicans d'Amérique latine. Le site a d’ailleurs inspiré de nombreux artistes, tels que le peintre Paul Gauguin.
Enfin, Panama City bénéficie également de parcs urbains, propices à des excursions au cœur d’une végétation tropicale. Parmi eux, le Parque Natural Metropolitano et le Parc National Soberania où l’on peut s’initier à l’observation des oiseaux.
- Flâner dans le quartier bohème du Casco Viejo, véritable joyaux colonial
- Revivre l’histoire au cœur des vestiges de Panamá Vieja
- Observer inlassablement les immenses cargos traverser les écluses de Miraflores
- Partir à la rencontre des Indiens Embera Drua, sur les rives du Río Chagres
- Avoir la chance de voir passer des baleines, aux larges de l’archipel Las Perlas
- S’offrir une mini croisière dans l’Océan Pacifique
- Faire une partie de golf dans l’un des parcours de la province
- Se reposer dans l’un des complexes balnéaires alentours
- Savourer la gastronomie cosmopolite de la capitale
- Se laisser tenter par les rythmes endiablés de la vie nocturne