La pollera est un costume traditionnel porté par les femmes panaméennes lors des grandes festivités ou au cours du festival annuel qui a lieu au mois de septembre dans le village de Guararé
Ce magnifique ensemble est composé d’une blouse et d’une longue jupe, toutes deux froncées, généralement de couleur blanche, et sur lesquelles vous pouvez admirer de très nombreuses broderies de couleur.
De nombreux accessoires s’ajoutent également à la pollera. Les cheveux de la femme sont garnis d’une série de peignes dorés et de tembleques (tremblants) ainsi que de nombreuses cadenas (chaines en or ou dorées) gravées arborant l’emblème national, le poisson. Les tremblantes sont des broches très travaillées et composées entre autres de nombreuses perles et parfois d’écailles de poissons. Certaines perles accrochées à des fils métalliques très fins se mettent à bouger dès que l’empollerada commence à danser, d’où le nom de tembleques.
Douze tembleques sont nécessaires pour orner la coiffure d’une adulte, dix pour celle d’une petite fille.
Plusieurs broches sont ainsi disposées dans les cheveux, formant un véritable bouquet de toute beauté. Vous remarquerez également que ces broches, dans la très grande majorité des cas, représentent des fleurs ou des insectes. Ces motifs de la faune et de la flore panaméennes sont une constante dans la composition des différents costumes nationaux ou produits artisanaux.
L’explication de leur usage réside dans l’omniprésence des richesses naturelles auxquelles sont exposées les populations de l’isthme. La beauté et la multitude de détails composant la pollera font la fierté des Panaméens, et cette tenue est considérée comme un véritable costume national. Par contraste, tous les hommes qui accompagnent les empolleradas ne sont, quant à eux, que vêtus bien simplement. Leur costume se compose d’un pantalon, d’une chemise en lin et du fameux chapeau de paille, symbole de virilité.
Bien que l’origine de la pollera reste sujette à des interrogations, certains affirment qu’elle serait de source gitane. Il semblerait en effet que cette robe, initialement beaucoup plus simple, était portée par les femmes domestiques accompagnant les familles fortunées venues s’installer dans la nouvelle colonie. Par la suite, les femmes de la bourgeoisie se seraient mises à porter elles-mêmes la robe en ayant pris soin de l’embellir de toutes sortes de décorations.
Aujourd’hui, selon la finesse de ses broderies et ornements, une pollera peut être estimée à plusieurs milliers de dollars.
A l’instar du pont que le Panama forme entre les deux continents américains, le pays est depuis longtemps un carrefour pour de nombreuses cultures..
[Source : Guide Ulysse, Marc Rigole]
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